Carnet de route

AUTOUR DU MONT VENTOUX

Le 12/03/2009 par

Au rendez-vous à Malaucène, le 12 octobre 2008, douze impatients de montagne quittent au petit matin l'hébergement de départ, joli gîte sorti d'une aquarelle, avec son architecture rustique et paisible et sa végétation généreuse, jouxtant une cour carrée herbeuse et ombragée, pour arpenter de suite une sente forestière humide sous quelques brumes lourdes.

Déjà l'odeur des buis sauvage nous entoure et nous rappelle la présence du sud. Après avoir franchi le belvédère escarpé de la Chapelle Ste Sidoine, nous plongeons par un sentier tourmenté dans une longue vallée ensoleillée bordée de champs de lavandes (récoltée depuis), vignes, oliviers et chênes truffiers. Ce fond de vallée céda la place à une montée « transpirante » mais non moins magnifique de couleurs automnales. Enfin à l'arrivée au gîte du Mont Serein, le fameux sommet du Mont Ventoux, caché jusque là et si attendu dans nos têtes, émergea majestueux, hérissé de sa tour reconnaissable.

 

Le lendemain, cinq cents mètres restaient à gravir pour atteindre lentement afin de savourer ce gigantesque pierrier sonore d'un gris aluminium tachée de hêtres vieil or, l'arête sommitale ensoleillée mais ventilée d'une bise rafraîchissante. La pause « grignotage et séchage » nous laissa le temps de donner consistance à notre attente de ce panorama partagé entre les Baronnies au nord, Alpes de Haute Provence à l'est, le Lubéron au sud et vallée du Rhône à l'ouest. La progression reprit tout le long de l'arête est via les cols des Tempêtes et de la Frache pour piquer vers le village très provençal de Savoillan et atteindre enfin au soleil couchant le gîte de la Villette.

 

Le troisième jour, annoncé plus calme en dénivelé, nous mena sur des sentiers doux aux effluves de champignons au gré des vallonnements calcaires colorés de hêtres et érables lumineux jusqu'à  Poët en Percip, village flanqué plein sud, via le col de la Bohémienne, où nous attendaient au gîte du Lièvre un repas du terroir.

 

Après franchissement du col herbeux et chaud du Sanguinet, le jour suivant le sentier devint une longue descente plein ouest, douce, rectiligne, en balcon, à travers de vastes pâturages un peu caillouteux. Le chemin final, plus « musclé » nous bascula sur le village ramassé de Buis les Baronnies. Après une confortable et revigorante pause à l'une des belles terrasses sous  de majestueux platanes, nous sommes repartis, non sans regrets, jusqu'au site d'escalade du Rocher St Julien et clôturer ainsi la journée au gîte du même nom.

 

L'avant dernier jour nous sommes repartis pour une montée plein est le long d'une arête  parallèle à celle de la veille, en direction de Brantes, par les cols de Font Combran et Guibert, village renommé pour sa beauté et son soleil, coiffé des anciennes ruines d'un château. La table fut remarquable à l'unique hôtel du village dit « chez Marie ».

 

Journée de fin de boucle par un sentier de maquisard le long des crêtes, pique-nique au bord des eaux sauvageonnes du Toulourenc, bordé de nombreux site d'escalade. S'ensuit alors le retour au gîte de départ par un long sentier encombré de buis. Clôture de la journée par un repas très convivial, le tête pleine de couleurs, de parfums et de rêves d'automne.

Grand Merci à Marie-Claire et à Jean-Luc

                                                                     R.N

 

Pour mémoire :    Altitude 1912 m

                          Terrain : amas de lauzes sonores

                          Eboulis appelés : clapes

De nos jours le Ventoux s'appelle également Mont Pelé ou Mont Chauve

Au Xème siècle : Mont Ventorus ou Mons Ventorius

En mythologie : Vintur et Ven-Top

Rivière : Toulourenc : Tout ou Rien en provençal







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