Carnet de route

Trek automnal dans le sud marocain

Le 17/11/2018 par Finet Marie-Claire

Marie Claire en rêvait, nous l'avons accompagnée …..

Le 17 novembre dernier, 15 cafistes se sont envolés pour Marrakech. Sur place, Jean Luc et Rachid (notre guide) nous attendaient.

Ainsi le groupe était au complet pour prendre le lendemain la route du sud en minibus.

En passant par le col de Tichka à 2260 m d'altitude, (plus haut col routier du Maroc), puis Ouarzazate (cité du cinéma) suivi d’un crochet pour approcher la plus grande centrale solaire du monde (le Maroc bouge …..), nous sommes arrivés à Tagdilt (1650 m) point de départ de notre trek.

Nous y avons fait la connaissance des 9 muletiers et leurs mules qui allaient nous accompagner pour les jours à venir et retrouvé Ismaël notre cuisinier.

Un peu de géographie : le Djebel Saghro sépare le Haut Atlas du Sahara, il se situe en terre Berbère, entre les vallées du Dadès et du Drâa. C'est le domaine des campements de nomades et de leurs troupeaux.

Le relief est grandiose, Il se compose de montagnes volcaniques, de pitons rocheux aux couleurs chaudes, d'orgues basaltiques, d'aiguilles de toutes formes.

Premier campement très froid à 2300 m, après avoir traversé un canyon, passé un col à 2500 m, vu les sommets enneigés du M'Goun.

Malheureusement la fin de cette journée a été gâchée par l'accident survenu à Sylvie qu'il a fallu évacuer dans des conditions très difficiles pour elle (pas d'hélico au Maroc) vers l’hôpital de Ouarzazate accompagnée par Rachid qui restera près d’elle jusqu’à son rapatriement 4 jours plus tard.

Le lendemain nous avons donc continué notre randonnée sous la houlette d'Ismaël en attendant l'arrivée de notre nouveau guide, Mohamed.

De jour en jour, nous ne nous lassons pas d'un paysage grandiose, entre des vallées profondes et verdoyantes (cultures d'orge, de henné...), des ravins, des sommets découpés, des reliefs tabulaires, des enfants qui surgissent de nulle part pour vendre des colifichets de leur fabrication, des troupeaux de chèvres.

Avant d'arriver à Hanedour, fin de la première partie du voyage, nous traversons un grand plateau aux somptueuses formations rocheuses, puis une vallée avec des villages entourés de palmiers dattiers et d'amandiers.

C'est là que nous nous séparons de nos muletiers.

Le lendemain un minibus nous conduit à Zagora pour quelques emplettes, (le vendeur de chèches a fait de bonnes affaires ce jour là !) avant de rejoindre Mhamid qui sera notre porte d'entrée dans le désert.

Nous y rencontrons les 8 chameliers et leurs dromadaires qui vont nous accompagner les jours suivants.

Nous traversons le Ksar Bounou (ancien village fortifié aux nombreuses ruelles cernées de hauts murs) avant d'entrer réellement dans le royaume des dunes (petites au début) et des regs (les cruciverbistes connaissent bien ce mot, synonyme de désert pierreux).

Changement complet, c'est maintenant l'immersion dans le désert, parfois au pas lent et élégant de nos dromadaires. Nous profitons de l'ombre des tamaris pour des pique-niques copieux et des siestes avant de repartir vers nos bivouacs au creux des dunes.

Notre boucle dans le désert nous a permis de grimper de nombreuses dunes aux courbes élégantes et douces, au gré de nos envies, chaussés ou pieds nus pour mieux profiter du sable fin et doux( car selon Mohamed : à chacun de vivre son désert comme il le souhaite), et un soir du haut de la grande dune de l’erg Zahar regarder le soleil disparaître derrière les crêtes illuminées de rouge.

Nous avons eu également la chance d'assister le soir à la cuisson du pain que nous consommons chaque jour, soit cuit dans le sable, soit dans un four creusé dans le sol et alimenté par le bois glané par les chameliers dès l'arrivée au campement.

Dans le désert on trouve de tout : des poteries, des carcasses d'animaux, des coquillages, et même des champs de roquette…Il y a aussi de la vie révélée par les traces de pattes de scarabées, d’oiseaux et d’antilopes dans le sable.

Il nous a fallu suivre un moment le lit du Drâa à la recherche d’un endroit pour le traverser. Son niveau inhabituellement élevé ,grâce aux abondantes pluies de l’automne très attendues par les marocains, ayant surpris le guide et les chameliers.

Et bien sûr, notre périple a eu une fin, nous avons quitté nos chameliers à regret pour reprendre le minibus et revenir à Ouarzazate et retrouver la civilisation, soit un hôtel et une douche.

Le lendemain, dernière excursion en minibus pour visiter le Ksar Aït Ben Haddou, impressionnant village fortifié inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, donc très visité mais situé dans un endroit magnifique.

Nous avons retrouvé la France avec étonnement, puisqu'il pleuvait, que des sapins de Noël étaient installés dans les halls d'Orly, et que déjà le soleil, les couleurs, les sourires de nos accompagnateurs nous manquaient.

Gros merci à l'initiatrice de ce beau périple, à nos deux guides et à mes compagnons de trek.

Jacotte

 

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